mardi 22 septembre 2009

Distributeur, mon ami !

Le citoyen déficient visuel a souvent des problèmes de communication avec le distributeur de billets. Même si des banques comme le crédit Agricol ont vocalisé quelques machines, retirer de l'argent reste encore très difficile pour nous.
La preuve ici avec cet enregistrement du 7 août 2009 en compagnie de mon ami Laurent et une démonstration du Cashtest permettant d'identifier les billets Euros.

Durée : 1,30 mn


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jeudi 22 janvier 2009

Exposition Gainsbourg - Cité De La Musique

Depuis le 21 octobre 2008 et jusqu'au 1er mars 2009, Serge Gainsbourg est mis en lumière à la Cité de la Musique - Porte de Pantin à Paris.
L’exposition intitulée "Gainsbourg 2008" a déjà accueilli un très grand nombre de visiteurs du monde entier.
Comme pour tous les événements de la Cité de la Musique, cette visite est accessible aux publics handicapés. Exemple ici avec une aide braille et vocale disponible pour les déficients visuels.

Enregistrement du 9 novembre 2008
Durée : 3,14 mn


Le site de la Cité de la Musique
Le mini-site Expo Gainsbourg
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jeudi 15 janvier 2009

Nouvelle idée d'audiodescription

Au Québec, le CRIM (Centre de Recherche Pour l'Information et le Multimédia) expérimente une 'audiodescription par synthèse vocale.
Une plate-forme accessible aux déficients visuels permet de visionner des courts-métrages audiodécrits et d'évaluer l'adaptation proposée.
Rendez-vous sur

mercredi 14 janvier 2009

" Mon caillou " Création d'un livre tactile

Nicolas Caraty est guide non-voyant au Musée d'Aquitaine à Bordeaux. Durant presque deux mois, il a accueilli plusieurs écoles girondines sur une visite
fascinante mélangeant astucieusement le toucher et la préhistoire.

A travers ce reportage, découvrez le travail de Nicolas et l'importance d'une telle démarche pour les enfants.

Reportage à écouter
Durée : 6,18 mn


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mardi 13 janvier 2009

Autre handicap, autre regard

En novembre 2008, sur une opération de sensibilisation handicap avec la société Ethik Event, j'ai fait la connaissance de Jean-Noël Joseph - trentenaire handicapé moteur. Accompagné de son amie Anne, il avait pour mission de sensibiliser les salariés valides du Crédit Agricol aux problèmes rencontrées au quotidien quand on se déplace en fauteuil roulant.
Jean-Noël nous parle de ses difficultés, de ses passions et nous explique les objectifs de son parcours d'obstacles.
Grand merci à toi Jean-No car tu m'as ouvert les yeux sur une autre problématique que la mienne et c'est indispensable pour avancer.
David

Jean-Noël Joseph
Durée : 4,20 mn


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Vadé métro satanas !

Le métro à Paris, c'est une culture du quotidien. Les gens se pressent dans les escaliers, se bousculent dans les tourniquets, et s'excusent ... quand ils y pensent. Tout ceci ajouté aux bruits des machines et des annonceurs nous offre un patchwork sonore des plus captivant.
Bonne écoute souterraine !)

Vadé métro Satanas
Durée : 3,30 mn


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lundi 22 décembre 2008

Le Ipod parlant

Pour les déficients visuels l'Ipod était inutilisable à cause de l'écran minuscule et de la navigation tactile dans les menus.
Depuis septembre 2008, les Ipods Nano 4G peuvent être vocalisés et les fonctions principales sont accessibles.
Je vous propose ici une démo à écouter ou à télécharger - Durée : 5,17 mn


Vous êtes déficients visuels et vous souhaitez en savoir plus sur l'accessibilité sous Macintosh, consultez la page d'Assistiveware dédiée à la solution Voiceover.
Je vous invite également à visiter le site de mon amie Anne Robertson - traductrice non-voyante qui travaille sous Macintosh depuis des années. Anne propose aussi un forum d'échange entre tous les utilisateurs Mac déficients visuels débutants ou confirmés.
Pour vous inscrire à ce forum, forum-subscribe@cecimac.org
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lundi 15 décembre 2008

Rencontre avec Laurent Mantel

Aujourd’hui, Monsieur Laurent Mantel – comédien professionnel et membre de l’équipe Audiodescription –répond à mes questions.


David Rafier : J’ai découvert depuis peu le site www.audiodescription.fr et c’est en consultant la rubrique « équipe » que j’ai appris que vous étiez comédien depuis assez longtemps.

Laurent Mantel : Effectivement, j’exerce le métier de comédien - essentiellement en voix et en doublage aujourd'hui. En parallèle, je me suis intéressé à l’écriture quand j’ai adapté plusieurs textes que j'ai mis en scène. J’ai toujours eu aussi une grande attirance pour les univers sonores : J’ai réalisé quelques fictions radiophoniques pour des radios libres. Ensuite, j’ai été lecteur bénévole pour l’AVH (Association Valentin Haüy) qui m’a sollicité pour être descripteur de films. Formé par Marie-Luce Plumauzille qui fait partie de l’équipe depuis 20 ans, je suis donc comédien-audiodescripteur depuis 2003.

DR : Lorsque vous êtes engagé sur une audiodescription, quel est le déroulement ?

LM : Tout d’abord, les commanditaires (l’AVH, Arte, éditeurs de DVD…) choisissent les films qu’ils souhaitent audiodécrire . Ensuite, deux descripteurs sont engagés et travaillent sur le découpage des scènes et l’écriture de la description, ce qui prend environ quinze jours. On termine par l’enregistrement qui est assuré soit par les auteurs soit par des comédiens qui ne sont qu’interprètes.

DR : Comment mettez-vous en pratique vos compétences de comédien au service de l’audiodescription ?

LM : Je mets en pratique tout ce que j’ai appris : dramaturgie et analyse du film et du scénario pour l’écriture et mon expérience de comédien pour l’interprétation. Je considère qu’une audiodescription doit être interprété avec beaucoup de nuances. On doit impérativement sortir de la voix-off neutre pour se fondre dans la dimension sonore du film. Un film est une œuvre artistique que l’audiodescripteur doit retranscrire.

DR : Avez-vous des commanditaires qui vous demandent d’être neutre dans vos interprétations ?

LM : Pas vraiment, nous sommes assez libres de nos choix. Je pense que la neutralité du ton est mal-venue pour l’audiodescription. Si le comédien est neutre, il aura l’air désintéressé et s’il est désintéressé, cela signifie qu’il n’a de respect ni pour son travail ni pour son auditoire. Quand j’ai la responsabilité d'une audiodescription, l’écriture me demande beaucoup de travail. Par exemple, sur le film « Indigènes », pour une scène d’attaque qui dure 2 minutes, j’ai passé près de 3 heures à l’écriture de la description. Pour l’interprétation, j’essaye de faire le maximum pour donner au film la charge émotionnelle et affective qui le caractérise, exactement comme lorsque je fais du doublage ou d’autres enregistrements.

DR : Quelle doit-être l’attitude de l’audiodescripteur face aux images ou situations suscitant l’interrogation du spectateur ?

LM : Voilà un cas où on doit être rigoureux. On voit une séquence pour la énième fois, on sait ce qui se cache derrière. A nous d’apporter l’information sans l’interpréter à votre place.

DR : Et pour rester dans ce rapport à l’image, j’ai vu dernièrement « Les aventures de Rabbi Jacob », je suis pourtant bon client des films comiques mais je n’ai pas ri du tout. est-ce le comique qui se prête mal à l’audiodescription où est-ce moi qui suis définitivement hermétique à De Funès ?

LM : Désolé, je n’ai pas travaillé sur ce film-là et je ne l’ai pas écouté mais j’aurais tendance à dire que si vous n’avez pas ri, c’est que la description est à revoir. En effet, le gag visuel se caractérise par sa rapidité et il est très difficile à transcrire. Cependant, ayant travaillé sur plusieurs comédies comme « Les tontons flingueurs », je pense que c’est en prenant le ton du film et en employant le vocabulaire adéquat que l’aspect comique se transmet le mieux. J’en profite pour insister sur le fait que par la description, on doit absolument redonner la vie du film, on recrée les images avec des mots. C'est le processus inversé du tournage, puisque au départ du film on a un texte, le scénario, et qu'il faut en faire des images.

DR : Avez-vous un regard critique sur les films que vous avez décrits ?

LM : Sur ma prestation j’ai toujours du mal à me juger et je laisse ce travail aux auditeurs. J'écoute toujours leurs critiques, bonnes ou mauvaises, et j'invite tous les spectateurs qui le souhaitent à m'adresser leurs impressions sur mon travail, cela m'aide beaucoup. Parfois, je trouve que certaines bandes sons originales sont trop gommées par nos voix ; exemple dans « Les oiseaux » pour la scène finale quand le grenier est envahi par les volatiles.

DR : Même si cela ne fait que 5 ans que vous travaillez dans ce secteur, comment percevez-vous l’évolution de l’audiodescription ?

LM : Il y a 20 ans, c’était un procédé très expérimental et très amateur. Aujourd’hui, c’est une intervention professionnelle totalement reconnue qui a fait ses preuves et qui doit absolument fonctionner convenablement. Avec les moyens techniques ultra-performants d’aujourd’hui, tous les consommateurs qui payent une redevance télé ou une place de cinéma pour avoir de l’audiodescription doivent être exigeants sur la qualité de ce qui leur est proposé.
Au sujet de la diffusion à la télévision, la France est très en retard par rapport à d’autres pays européens comme l’Angleterre. Il faudrait que toutes les chaînes de télévision soient soumises à un quota de programmes adaptés. Le questionnaire sur le site Internet du Ministère de la Culture a soulevé deux axes : Imposer à chaque chaîne un quota d’audiodescriptions par mois ou sélectionner les programmes à adapter. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je penche davantage pour la seconde option. Vous savez comme moi que beaucoup d’émissions télé n’ont pas besoin d’être décrites. Il serait préférable que les chaînes de télé prennent exemple sur Arte et sollicitent l’audiodescription pour des programmes qui en valent la peine.
En résumé, j’espère comme vous que le procédé va se développer à condition qu’on y perde pas en qualité. Comme mes collègues, je fais de mon mieux pour obtenir un résultat vivant, fidèle et agréable à écouter, je crains vraiment qu'une extension non contrôlée du procédé n'entraîne un nivellement par le bas et une sévère dégradation de la qualité.


DR : Pourquoi les spectateurs que nous sommes ne sont-ils pas interrogés sur le choix des films ?

LM : Je comprends tout à fait vos revendications mais on entre dans un souci de droits. L’AVH ou d’autres commanditaires ont des catalogues bien précis et décrivent les films à la demande des maisons de production. En gros, on fait le travail que l’on veut bien nous donner. Croyez bien que si l’équipe d’audiodescription le pouvait, vous profiteriez d’un plus grand nombre de films.

DR : Dans quel but le site www.audiodescription.fr a-t-il été conçu ?

LM : C’est une volonté des descripteurs qui ont souhaité rassembler les informations sur un site Internet. Nous le faisons bénévolement. Nous voudrions développer davantage ce site par la création d’un forum de discussion qui rassemblerait les descripteurs, les spectateurs et les commanditaires.

DR : Vous semblez totalement investi dans votre mission d’audiodescripteur !

LM : J’adore ce travail et je suis persuadé en plus qu’on peut toucher un public au-delà du handicap visuel. Pour moi, ça n’est pas une béquille, c’est une autre approche du cinéma : le film qui s’écoute. C’est un média qui mérite d’être davantage reconnu par les professionnels du monde audiovisuel.

DR : Je vous laisse le mot de la fin …

LM : Souhaitons longue vie à l’audiodescription et surtout, n’hésitez pas à être exigeants sur la qualité de ce service quand vous allez au cinéma ou au spectacle.

mercredi 5 novembre 2008

A l'écoute de mes pas - Au supermarché

Etre autonome pour aller faire ses courses, c'est important !


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lundi 3 novembre 2008

Hommage à Guillaume Depardieu

Petit hommage à Guillaume Depardieu



Le 14 octobre dernier, nous avons appris le décès de Guillaume Depardieu à l'âge de 37 ans à la suite d'une pneumonie foudroyante.



Histoire de lui rendre hommage, je vous propose d'écouter le beau témoignage qu'il avait livré lors de l'émission Eclectik de Rebecca Manzoni sur France
Inter.
Guillaume Depardieu



Le site de l'émission Eclectik


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